Le culte du corps 2.0

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Oui, la tendance vers le culte du corps est bien réelle. En Suisse, 3 habitants sur 4 pratiquent une activité sportive. Est-ce par soucis de santé, d’apparence ou pour combler leur temps libre, des milliers de personnes partagent leurs expériences via les réseaux sociaux. Pour les débutants ou pour les sportifs confirmés, les applications sportives se multiplient sur le web. J’ai donc cherché à comprendre ce qu’était ce mouvement en plein essor qu’on appelle : « Fitness 2.0 ».

L’industrie du sport a totalement changé avec internet. Aujourd’hui, on peut poster ses performances sur Facebook, montrer ses abdos sur Instagram et Pinterest ou s’entraîner devant son ordinateur grâce à Youtube. Même Twitter et Linkedin sont utilisés dans la promotion des marques !

Je vais donc essayer de vous expliquer d’après-moi :

  1. Comment les marques/entreprises sont présentes sur les réseaux sociaux et se combinent aux applications mobiles ?
  2. Qui sont les principaux consommateurs de cette nouvelle tendance ?
  3. Quel est l’objectif pour la marque/ entreprise ?

La révolution du marché sur le web

Je me suis donc demandée si le sport était autant présent sur les réseaux sociaux. Eh bien oui, il est partout, et principalement le fitness (dont la course) !

Facebook/ Twitter : c’est aujourd’hui indispensable pour la vente/promotion des cours et également la fidélisation de la clientèle. De plus, une multitude d’applications mobiles y est reliée. Mais les marques/entreprises sont-elles à la hauteur des attentes clients ? Je pense qu’elles sont plutôt là pour la promotion et la visibilité. Je ne suis pas sûre qu’elles répondent facilement et rapidement aux demandes clients, encore moins lorsqu’il n’y a pas de vente finale.

Instagram/ Pinterest : tout le monde le constate, c’est presque naturellement que les gens se prennent en photo et les postent sur les différents réseaux. Comment gérer le retour client pour une marque vue la masse de post ? Je ne pense pas qu’ils doivent beaucoup modérer. Cela leur fait une telle publicité, c’est tout bénéf’ pour la marque ! Sauf en cas de gros bad buzz, bien sûr !

YouTube : les démonstrations sont gratuites. Mais du coup, comment utiliser ce canal ? Pour plus de visibilité. Les marques/entreprises l’utilisent également grâce aux publicités qui apparaissent subtilement avant la vidéo désirée, ce qui devient à la longue, très agaçant !

Forums / blogs : sont aussi très utilisés pour s’encourager et se donner des conseils, comme des recettes pour une alimentation saine. Et même depuis l’arrivée des autres réseaux sociaux, les forums restent très présents.

Linkedin : réseaux encore très peu utilisé, du moins en Suisse. Mais on y trouve quand même pas mal d’entreprise de fitness.

Mais toute cette visibilité ne suffisait pas aux marques/entreprises, il a fallu ajouter les applications mobiles. Pourquoi ? Pour augmenter le trafic sur leur page Facebook/autres réseaux ou sur leur site directement. Eh oui, tout se fait toujours dans un but commercial, une optique de vente !

Pour qui ?

On voit de plus en plus de marques/entreprises solliciter des experts en sport, santé ou nutrition afin de leur apporter les meilleurs conseils et éléments pour développer les applications mobiles. Elles recherchent une certaine crédibilité, légitimité auprès d’eux. On comprend mieux pourquoi lorsque l’on voit les graphiques suivants :

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L’utilisation moyenne d’applications fitness

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Qui utilise le + les applications mobiles fitness ?

Selon l’étude de Flurry, on constate que l’augmentation des applications de fitness/santé est plus importante que le reste des applications en général.

On constate également que la plupart des utilisateurs d’applications de fitness sont âgés d’au moins 25 ans. Et que les consommateurs de la génération Z ont encore du chemin à faire pour rattraper les 35-54 ans ! C’est peut-être à partir de 25 ans qu’on a le déclic et qu’on se dit qu’il serait bien de mener une vie saine ! 😉

L’étude précise que le boom de ces applications est également lié à la croissance des ventes d’accessoires de fitness et de bien-être aux USA, qui va de pair avec une application mobile, qui est elle-même reliée aux réseaux sociaux. Ce qui engendre beaucoup de trafic. Selon les experts interrogés, d’ici 2017, 30% des consommateurs américains porteront un dispositif de suivi (nutrition, fitness, santé).

Mais certaines marques vont même plus loin que les applications, elle propose un assortiment de gadgets tels que les bracelets, les montres ou les mini-capteurs pour les chaussures.

Et la confidentialité dans tout ça ?

Le « Quantified self », autrement dit, la mesure des données personnelles, est la pratique utilisée dans ces applications. Le principe est de recueillir le plus de données possible sur son mode de vie afin de pouvoir les analyser et les améliorer. Mais soyons réalistes, données qui sont également transmises et utilisées en fonction des attentes de la marque/entreprise.

Nike, Adidas, Reebook ou Puma l’ont compris, les avantages de ce marché en explosion sont nombreux. On est constamment relié au consommateur et on est surtout accessible à n’importe quel moment de la journée. Les marques sont donc très actives sur les réseaux sociaux et multiplie les initiatives pour créer des liens avec leurs « fans ». Je dirai plutôt qu’elles dressent leurs portraits pour voir de quelle manière on consomme -> pour le placement du produit sur le site -> pour plus de ventes.

Les données GPS sont récoltées, on peut même les retrouver sur l’OpenGaph de Facebook. Mais que se passe-t-il si on oublie d’enlever le GPS ? On est suivi partout !

Conclusion

Alors qu’Apple prévoit une nouvelle version de son système d’exploitation IPhone avec l’intégration de suivi et de remise en forme (Apple a même breveté une technologie pour la pression artérielle), n’oublions pas que la majorité des utilisateurs n’installent pas une application lorsqu’ils découvrent la quantité d’informations personnelles qu’ils doivent partager

Comme beaucoup d’intervenants nous le rappellent lors de cette formation : si le produit est gratuit, le produit c’est vous. En effet, la plupart des applications sont gratuites, dans un premier temps bien sûr. Si vous voulez personnaliser un peu plus votre programme ou votre suivi, il faut payer d’avantage.

N’étant par nature pas trop compétitive et très flemmarde, je ne pense pas que la comparaison avec mes amis améliorerait mes résultats. Je pense que je me lasserai trop rapidement et la notion de « rappels vocaux » m’agacerait très vite ! Je me sentirai également prise au piège par les applications lorsque je voudrais rajouter des fonctions et que les applications me demanderaient de payer.

Il s’agit au final un peu du même principe que Facebook, une autre sorte de « Dealer » de plus en plus présent dans notre quotidien! Mais il s’agit également d’une sorte d’espion qui s’incruste dans nos vies, lorsque nous acceptons les conditions générales. Et apparemment ça marche !

  • Et vous, quelles sortes de données partagez-vous ?
  • Est-ce qu’un badge gagné sur un écran peut vraiment changer votre comportement à long terme ?
  • Êtes-vous prêts à acheter autant de gadgets technologiques ?

 

Liens utiles :

10 applications pour faire du sport

La santé mobile selon Apple

Les objets connectés

 

 

3 réflexions sur “Le culte du corps 2.0

  1. Francesca Martini dit :

    Je m’étais posé la même question aussi en ce qui concerne la multitudes de blogs et pages qui parlent de nourriture saine. Je suis contente donc de lire ton article.
    Je pense que ce soit dans le domaine du sport ou santé culinaire ces multitudes des pages réveillent une prise de conscience , surtout chez les plus jeunes. Nombreux sont ceux qui se sont remis au sport grâce à ça et il faut le prendre à mon avis comme un indicateur positif. Mais après comme toujours trop d’information, tue l’information… je crois que la surdose de conseils, d’outils (les puces en occurrence) etc. peut peut-être amener à pratiquer un sport de manière inadéquate et oublier que pour apprécier faire de l’effort physique c’est avant tout l’écoute de son corps et non l’écoute d’un podomètre, d’un encouragement de sa voix vocale, d’une application qui nous rappelle que « vous n’avez pas été courir depuis quelques temps » et que cela fait baisser vos statistiques.
    Bref comme toujours difficile de trouver le bon équilibre entre la technologie et la réalité de notre corps physique.

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