Réseaux sociaux : une utilisation indispensable pour les étudiants et les jeunes professionnels

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Dans quelle mesure les étudiants et les jeunes professionnels utilisent-t-ils les médias sociaux pour s’informer sur leurs employeurs potentiels ?

LinkedIn, Facebook, Twitter… La quasi-totalité des jeunes diplômés est présente sur les réseaux sociaux. A l’heure actuelle, étudiants et jeunes professionnels préfèrent l’échange interactif à la communication unilatérale traditionnelle. Comme l’atteste le succès phénoménal de Facebook, le roi des réseaux sociaux, qui compte actuellement 1,4 milliard d’utilisateurs actifs par mois et 900 millions d’utilisateurs actifs par jour, dont 3,8 millions en Suisse. Twitter n’est pas en reste, puisqu’il regroupe près de 300 millions d’utilisateurs en janvier 2015 dont 625 000 en Suisse.


Cet essor explosif ne pouvait laisser insensibles les entreprises, qui ont vu dans les réseaux sociaux, une nouvelle possibilité, apparemment bon marché, de s’adresser à leurs groupes d’intérêt et d’entrer en contact direct et privilégié avec eux. Ce type de communication semble parfaitement approprié à la gestion de la réputation des employeurs (la Marque Employeur ou Employer Branding), au marketing des RH et même au recrutement. L’image d’un employeur ne peut être transformée en aucune manière dans l’esprit des futurs talents par de la publicité, des communiqués de presse, des relations publiques ou autres canaux de communication indirects et assez inappropriés. En revanche, les entreprises capables de communiquer leurs contenus avec précision, de manière directe et avec un langage adapté tout en créant un climat de confiance seront remarquées plus aisément.

Mais, les jeunes professionnels souhaitent-ils être contactés par celles-ci sur les réseaux sociaux à propos de leur carrière ? Une question essentielle dont la réponse décidera ou non de l’existence de la Marque Employeur sociale.

Impact des sources d’information choisies

Selon un sondage effectué auprès d’étudiants par Universum en 2012, l’impact des sources d’information choisies par les étudiants en début de carrière est tel qu’il peut transformer de manière considérable l’image de l’entreprise aux yeux des étudiants. Ainsi, 25% des futurs diplômés utilisent les réseaux sociaux pour s’informer sur de potentiels employeurs. L’influence des réseaux sociaux peut paraître assez faible chez les jeunes professionnels, avec un taux de 8% déclarant les utiliser comme source d’information. Une autre étude, initiative d’étudiants allemands (Market Team et PTM), a présenté des résultats similaires avec la question « Comment voulez-vous être contactés par les entreprises ? ». Selon les résultats, 80% des étudiants préfèrent une communication directe provenant des employeurs grâce à des exposés ou des ateliers à l’université, suivis des forums de carrières dans les universités (57%), des événements destinés au recrutement (51%) et des stands dans les universités (47%). Seulement 27% des interviewés ont apprécié un discours d’employeur publié via Xing et 23% seulement ont été séduits par les annonces publiées sur Facebook.
Ces informations démontrent donc la complexité de l’utilisation des réseaux sociaux pour porter un message. Ceux-ci ne peuvent en aucun cas se suffire à eux-mêmes, d’autant moins que l’on constate que les attitudes et pratiques autour des réseaux sociaux varient d’un jeune à l’autre selon son degré de maturité et son esprit de compétition ou de coopération dans l’univers professionnel.

Des réseaux sociaux nécessaires, mais pas suffisants

Les réseaux sociaux permettent toutefois de relayer une information déjà communiquée. En définitive, c’est surtout le contact personnel, qui joue un rôle déterminant. L’importance croissante des médias sociaux est surtout due à la « viralité » des recommandations dans le cercle des amis et des connaissances des jeunes talents. Celui-ci s’élargit au fur et à mesure et avec lui, l’influence des recommandations personnelles quant à un employeur. Par ailleurs, ce dernier peut profiter de cette occasion pour transmettre des informations de façon interactive, qui paraîtront plus crédibles que par le biais de la publicité, notamment à l’aide de témoignages exprimés par ses propres employés, sur Facebook, Twitter, sur des blogs, etc.

Une nécessité pour le recrutement

Etre présent sur les réseaux sociaux est donc fortement recommandée, parce qu’elle profite non seulement aux employeurs, mais aussi aux employés potentiels. « Entre 40% à 50% des entreprises à Genève recrutent aujourd’hui sur les réseaux sociaux », souligne Catherine Santoru, du service Communication de l’Office cantonal de l’emploi (OCE) à Genève. Toutefois, plus de 90% des inscrits sur LinkedIn, ne cherchent pas d’emploi, convient Gudrun Herrmann, responsable de la communication.
Ainsi, le défi pour l’employeur, consiste bien à utiliser cette présence dans le cadre de sa stratégie et de ses activités de Marque Employeur. Un choix qui implique des efforts en termes d’image, qu’une page délaissée sur Facebook, des messages ou des blogs qui ne sont plus actualisés. Car en Suisse, Facebook reste le réseaux social le plus utilisé (49%) pour la recherche d’emploi devant LinkedIn (36%) et Google+ (34%) selon l’étude Randstad Award Suisse publiée en 2015, qui a interrogé 8859 employés et candidats âgés de 18 à 65 ans.


Les actions de communication traditionnelles et nouvelles doivent être conciliées dans l’objectif de créer une image significative et perceptible de l’entreprise. Il ne faut, en revanche, surtout pas négliger les risques que comporte un engagement dans les médias sociaux. Au travers de ces nouveaux moyens de communication très à la mode, l’employeur choisit de faire preuve de transparence afin d’apparaître plus tangible, plus crédible et authentique aux yeux des talents. Ce qui peut devenir dérangeant, notamment lorsque la communauté internet s’exprime de façon critique. Effacer les messages négatifs reste une tricherie interdite par une règle non écrite, car la critique fait aussi partie de ce nouveau type de communication. Celui qui se risque à se présenter en public doit aussi en mesurer et en accepter les conséquences : les réseaux sociaux peuvent se montrer impitoyables. Mieux vaut donc, pour l’employeur, veiller au « bien-être » de son entreprise avant de vouloir en parler interactivement. Nul doute, qu’étudiants et jeunes professionnels doivent se réjouir, car la publication de toutes ces informations est susceptible de leur servir à obtenir un emploi dans une entreprise idéalement adaptée à leurs attentes.

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