Je « like », tu tweet, nous achetons!

Shopping social et réseaux sociaux

Shopping social et réseaux sociaux: quels enjeux?

« L’année 2015 sera l’année du shopping social », « le shopping social est plus que jamais l’avenir du e-commerce », clament les experts du e-commerce.

Puisqu’il n’est apparemment plus possible aujourd’hui d’ignorer la place qu’ont pris les réseaux sociaux dans la vente en ligne. J’ai décidé de découvrir comment mes meilleurs amis, Facebook, Instagram, et autres Pinterest tentent en cette année 2015 de délier les cordons de ma bourse à l’insu de mon plein gré.

Le shopping social, quezako ?

Faire les courses entre copines pour renforcer les liens sociaux entre une paire d’escarpins en soldes et une crème anti-rides ? Ou acheter des boîtes de conserves et des moufles en laines pour aider son prochain dans le besoin ? Non. Le shopping social est la nouvelle expression à la mode chez les marketeurs pour désigner tout simplement l’interaction entre notre comportement sur les réseaux sociaux et l’achat de produits en ligne. Toujours pas clair ? Je t’explique. Alors que tu es en toute insouciance en train de « liker » la photo de vacances de ta cousine Sophie sur Facebook, ce dernier a ses gros yeux rivés sur toi et note avec soin derrière ton « like » amical, ton envie jalouse d’aller toi aussi à Punta Cana. Le shopping social n’est cependant pas né, comme toi, de la dernière pluie.

En 2005 déjà, Yahoo employait cette expression pour décrire l’ensemble des outils collaboratifs, tels que les évaluations ou les avis clients, les listes de souhaits partagées, et tout autre conseil ou information généré par un internaute sur un produit vendu en ligne*. (* Source: Wikipédia)

Tu le sais mieux que personne, avec tes compte Facebook, Instagram, Pinterest et Twitter, les réseaux sociaux sont aujourd’hui absolument incontournable et le domaine du commerce social en a profité pour peaufiner ses stratégies de vente.

Dimension communautaire et comportement d’achat

Tous les marketeurs le savent, il n’y a pas de meilleur levier d’achat que le bouche à oreille. Cela s’applique sans surprise aussi au e-commerce.

Et oui, quand ta copine Amanda t’explique que le vernis couleur émoi tient une semaine sans bouger, même sans top coat et même en faisant la vaisselle – même si tu sais qu’elle n’a pas lavé une assiette depuis 14 ans au moins, tu la crois. Et oui ! C’est comme ça. Bien évidemment à l’ère de la toute puissance des réseaux sociaux, ce processus de partage de l’information a pris une dimension nouvelle.

Avant que tu n’aies le temps d’aller l’acheter, Amanda a déjà:

  • « liké » le vernis à ongles sur Facebook
  • posté une photo de ses ongles colorés avec le dit-vernis sur Instagram
  • épinglé ses mains dans son tableau « Mon look » sur Pinterest
  • tweeté: « Ce vernis c’est vraiment trop la classe! #vernis » sur Twitter

Vernis_Facebook_twitter_Pinterest_Instagram

Les professionnels ont bien vite compris que les réseaux sociaux sont une mine d’or en terme de marketing d’autant plus que les consommateurs d’aujourd’hui, beaucoup plus informés et plus critiques, ont pris l’habitude de rechercher les informations sur Internet, de comparer les prix, de lire les avis et commentaires des autres internautes, etc. avant d’acheter en magasin ou en ligne.

Le bouche à oreille social existe bien… dans un marché de plus en plus concurrentiel.

Le consommateur 2.0 et connecté

Ordinateurs, tablettes, smartphones ou smart TV, le consommateur est de plus en plus connecté* et de mieux en mieux informé.

84_pourcent francais achètent en ligne

Chiffres pour la France, Etude « Connected Commerce Survey 2015 »

Il prend donc le pouvoir en augmentant son niveau d’exigence dans son comportement d’achat. Il est impatient, enclin à l’achat spontané/d’impulsion, veut gagner du temps, de l’argent et avoir plus de choix.

En fait, il veut le beurre à prix promotionnel sur Groupon (ou autres sites de ventes groupées) et l’argent du beurre en bitcoins.

Conquérir l’acheteur là où il est…

Facebook et ses amis ne t’ont pas attendu pour réaliser le profit qu’ils pouvaient tirer de ton amour pour les réseaux sociaux. Depuis quelques mois, on assiste à de nombreuses évolutions destinées à faciliter l’achat direct sur les principales plateformes sociales. Alors, quand tu réseautes tranquillement depuis ton lit entre 23h et 23h30, tu n’es plus qu’une proie pour la meute de vendeurs online.

Sur les 3.025 milliards d’internautes à travers le monde, 2.060 milliards sont actifs sur les réseaux sociaux, soit 68 % des internautes et 28 % de la population mondiale. De plus, le temps passé sur les réseaux sociaux est de 2 heures par jours dans le monde et 1h30 en France *.

*Source : We are Social Singapore

Tu vois là où je veux en venir ?

Faciliter le parcours d’achat

Les réseaux sociaux, avec toutes les infos persos que tu leurs donnes, permettent un ciblage extrêmement précis de tes envies et cela a complètement changé notre comportement d’acheteur sur la toile. Là, tu te sens comme un petit moucheron pris au piège dans la toile du worldwideweb et tu as raison. Et le pire, pour toi dans tout ça, c’est que tout est fait pour que tu achètes le plus facilement possible.

En effet, si les plateformes sociales servaient autrefois uniquement à présenter les produits et/ou services des marques dans un objectif de banding, pour ensuite attirer l’internaute sur leur site e-commerce, l’objectif est aujourd’hui de permettre à l’acheteur d’acheter directement en ligne sans quitter le doux cocon rassurant de ses réseaux sociaux.

Je « like », tu tweet, nous achetons…

Après quelques essais peu fructueux en F-commerce, Facebook lançait en juillet 2014 son bouton « Buy » (pour l’instant uniquement disponible aux USA). Et le principe est simple:

utiliser-bouton-acheter-facebook

L’internaute voit le produit à acheter s’afficher dan son flux d’actualité, clique dessus et sans quitter Facebook, peut choisir le produit (taille, couleur). En cliquant sur « Buy », il devra remplir des informations complémentaires telles que son adresse, son email, son numéro de téléphone, ses options de livraison ainsi que, pour son premier achat, son numéro de carte bleue. 

Source: Article de Rudy Viard

 

Puis ce fut au tour de Twitter! La dimension de rapidité et d’instantanéité de ce dernier trouve un écho parfait dans la notion commercial d’achat d’impulsion. L’art étant de mettre l’un a profit de l’autre pour que l’acheteur cède sans réfléchir à l’envie d’acheter. Cela dit, les internautes utilisent Twitter pour interagir sur des contenus et non pour être exposés à des push produits. Twitter devra donc veiller à ce que les offres trouvent leur place dans un contexte adapté, qui sache tirer parti des aspects à la fois temps réel et communautaire. En échange, les commerçants pourront bénéficier à plein de la pertinence de Twitter dans sa prise en compte des centres d’intérêts immédiats des internautes, en leur proposant d’acheter la tenue exacte du chanteur de « The Voice » qu’ils suivent en direct à la télévision.

#Instagram #iloveshopping #no2ndthoughts

Instagram a lui aussi décidé d’aller plus loin que le simple branding en annonçant le lancement des publicités en format carrousel. Cette innovation permet aux annonceurs de combiner jusqu’à 4 photos et d’intégrer un bouton  » En savoir plus  » sous la dernière photo du diaporama, afin d’accéder par exemple au shop e-commerce de la marque.

Le format est intéressant pour les annonceurs car il permet de raconter une histoire, de capturer des moments qui expriment la personnalité et les valeurs de la marque. L’idée première d’Instagram étant de conserver le même format que les autres images publiées, afin de ne pas envahir l’internaute.

First Look: Brand Carousel Ads Begin to Rollout with Banana Republic from Instagram on Vimeo.

Et Pinterest dans tout ça ?

93% des utilisateurs actifs de Pinterest y prévoient des achats et 87% disent avoir déjà acheté quelque chose parce qu’ils l’avaient vu sur Pinterest (Etude Shopify). Tu en sais quelque chose, toi qui épingles des robes vintage, des lunettes Ray-Ban, des photos de tes vacances rêvées et bien sûr des photos de tes doigts avec le super vernis qui ne s’écaille pas.

Ainsi, Pinterest a lui aussi sorti son épingle du jeu. Les utilisateurs européens pourront très certainement eux-aussi bientôt commander en deux clics un produit grâce au bouton  » acheter « .

Bouton Le principe est simple, les utilisateurs épinglent des photos liées à leurs centres d’intérêts dans des tableaux. Aux marques ensuite d’ajouter un bouton bleu « acheter » à côté du bouton rouge « Pin it ».

Pinterest pourrait alors se transformer en une galerie marchande géante. Cet ajout du bouton « acheter » répond à une demande des utilisateurs et s’inscrit dans une suite logique des développements déjà effectués par Pinterest pour mettre en avant les marques sur son interface.

A la recherche d’une expérience shopping globale…

Dans un contexte ultra connecté, nous sommes à l’aube d’autres changements majeurs dans notre manière d’acheter. Mais le lien entre shopping en ligne et réseaux sociaux va encore plus loin. Les internautes aujourd’hui veulent vivre cette expérience d’achat globale. La limite entre le magasin physique et e-shop se floute peu à peu pour laisser la place à de nouveaux concepts.

Si tu t’es baladé ces dernières jours à Lausanne, tu as peut-être toi aussi vu de tes petits yeux, le magasin éphémère de La Redoute en plein centre ville de Lausanne ! Ce concept, s’il n’est pas nouveau (Ebay, Amazon ou Google y avait déjà pensé avant) traduit ce monde du shopping en mouvement.

Tu l’auras bien compris, notre comportement d’achat a évolué et continuera à évoluer en même temps que notre comportement d’internaute et des nouveautés technologiques.

Ainsi le paiement par mobile est à notre porte et les réseaux sociaux planchent eux-aussi sur les solutions de paiements sans quitter le dit réseau social. Et après le paiement par simple tweet, tu pourras probablement bientôt payer tes achats directement par selfie, qui sait?

Bref, il est clair que les employés de Facebook, Twitter et autre Alibaba, sont super inventif ! Il va donc falloir que tu redoubles d’attention, pour que ton petit penchant social sur Internet ne te fasses pas un gros trou dans ton porte monnaie !

Quelques études à feuilleter…

http://www.digitaslbi.com/connectedcommerce2015/

http://fr.slideshare.net/wearesocialsg

… Et quelques articles qui pourraient t’intéresser:

http://www.presse-citron.net/e-commerce-one-to-one-2015-du-commerce-electronique-au-commerce-connecte/

http://siecledigital.fr/2015/01/social-commerce-quels-reseaux-sociaux-tirent-les-revenus/

Une réflexion sur “Je « like », tu tweet, nous achetons!

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