Les médias sociaux ont-ils phagocyté le journalisme?

Avez-vous déjà prêté attention à la manière dont vous consommez l’actualité? Je veux dire : êtes-vous plutôt papier ou support numérique? Vous arrive-t-il de commenter un article ou de le relayer via une plateforme sociale? Quel genre de consommateur êtes-vous? A l’affût des dernières dépêches ou plutôt un lecteur café/journal du matin? Figurez-vous que tous ces modes de consommation de l’actualité ont eu un impact important sur la profession même des journalistes. Le recours aux médias sociaux comme diffuseur d’actualités a lui aussi modifié l’essence même de la profession. Mais comment? C’est ce que je vous propose de découvrir.

Pour commencer et de manière à poser le contexte, examinons les actualités récentes touchant au monde des médias et des réseaux sociaux. Le mois de septembre 2015 marque un nouveau rapprochement entre Facebook et une catégorie d’utilisateurs bien précise : les journalistes. Ce rapprochement est visible au travers de deux actus :

•    1er évènement : La plateforme Signal a été lancée et vise à concurrencer sérieusement Twitter, outil de veille par prédilection de la profession.
Mais c’est quoi Signal ? Développée par Facebook, cette application s’adresse directement aux journalistes et leur permet d’identifier les tendances à partir de contenus publiés sur les médias sociaux. Cet outil leur permet de suivre des groupes d’intérêts, comme les parlementaires fédéraux ou des grandes personnalités (hello Obama!) en consultant régulièrement le flux de leurs publications.

Signal

•    Deuxième annonce par Facebook fin septembre, toujours dans le domaine de la curation d’actualité et du journalisme :  la généralisation des «instants articles» et l’annonce d’un partenariat avec le Washington post. Pour ceux qui l’ignorent, les «instants articles» permettent au réseau social de garder les utilisateurs sur sa plateforme en leur offrant directement l’accès aux contenus médias. C’est une manière pour ce réseau de passer du statut d’intermédiaire (je poste un lien vers un média) à hébergeur (tout est à disposition sur place). Osons le dire ce n’est pas très exactement une bonne nouvelle pour les sites des médias traditionnels qui vont dès lors perdre un nombre conséquent de visiteurs.

Exemple d'instant article

Tout ceci me pousse alors à me poser des questions : ce rapprochement entre les réseaux sociaux et le journalisme est-il en train de menacer l’existence même de cette profession ?
Je me suis donc intéressée à la relation entre ces acteurs et ces médias spécifiquement du point de vue des journalistes. Pourquoi les médias sociaux sont-ils devenus tellement incontournables pour les journalistes ?

Une nouvelle manière de consommer l’actualité

Le constat est là : les médias sociaux ont bousculé notre manière de consommer de l’actualité, mais comment ?
•    Tout d’abord, les médias sociaux sont devenus la source numéro un d’actualité. Rendez-vous compte, en 2015, Facebook et Twitter sont la principale source d’actualité pour les américains (source : Pew Research Center ).

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Bon oui certes, cette étude se base sur un échantillon d’Américains (2035 pour être précis) âgés de 18 ans et plus. Cependant, elle a l’avantage de mettre une tendance en avant, tendance qui va en s’accentuant que ce soit aux USA ou ailleurs : les réseaux sociaux sont devenus une porte d’entrée sur le monde et un révélateur de tendances.

Le blog du modérateur cite des chiffres qui font tourner la tête : en 2015, 2,060 milliards de personnes sont actives sur les réseaux sociaux. Cela représente 68% des internautes et 28% de la population mondiale. Imaginez le public que vous pouvez potentiellement toucher via un clic de souris.

•    Les médias sociaux ont introduit l’instantanéité de l’information. L’actualité n’a jamais été aussi périssable que maintenant. Pour exemple, aujourd’hui, une publication ne vit en moyenne que 4 heures 04 sur Twitter et 14h42 sur Facebook (source : Blog du modérateur). Tout est maintenant délivré en temps réel. Fini le temps où les informations étaient communiquées avec précision, analysées finement avec recul et rapportées une fois terminées.

•    Troisième changement et non des moindres : les internautes sont devenus non seulement sources d’information, mais aussi diffuseurs et producteurs d’actualités et en ce sens ils reprennent un peu du rôle jadis réservé aux journalistes. Un des exemple le plus connu à ce propos, est celui de Janis Krums, témoin oculaire de l’amerrissage d’un avion sur la Hudson River en janvier 2009. C’est lui qui a envoyé la première image au sujet de cet accident a via son compte Twitpic.com.

Cette photo a fait le tour du monde. 34 minutes après sa diffusion, il était interviewé en direct par la chaîne MSNBC.

Collaboration ou immiscion?

Alors comment  cette collaboration entre le journaliste et les médias sociaux se traduit-elle concrètement? D’après une étude publiée par Cision (société active dans les solution logicielle et RP et auteur de plusieurs white papers sur la presse et les réseaux sociaux) menée auprès de 240 journalistes français, 91% d’entre eux utilisent les réseaux sociaux dans leur travail. Parmi cette foule d’utilisateurs, plus de 25% avouent y passer entre 2 et 4 heures par jour. Comme le souligne l’étude, il ne s’agit aucunement d’un effet de mode, mais d’une véritable révolution dans les usages du métier à savoir que plus de 54% déclarent ne plus pouvoir se passer de ces outils (77% pour les journalistes online).

Une nouvelle réactivité

Alors pourquoi un tel engouement me direz-vous ? Sans surprise, la raison principale tient en un mot : la réactivité. Ne l’oublions pas, nous sommes dans le berceau de l’instantané et les producteurs de contenus doivent s’adapter à la temporalité du support sur lequel ils vont publier ou dévoiler leurs informations.

Le fait que les internautes participent à la création de contenu démontre à quel point les médias sociaux ont transformé le journalisme en inversant le rapport entre le journaliste et l’information. D’où une certaine immiscion dans la routine jadis de mise dans les rapports journalistes-information. Autrefois, c’est le journaliste qui allait à la rencontre des événements, aujourd’hui ce sont les sujets qui viennent à eux via les médias sociaux. Le journaliste doit donc savoir saisir l’opportunité et rebondir sur un contenu qui lui est offert sur un plateau. Il doit savoir lui aussi s’immiscer dans cette nouvelle forme de diffusion et travailler en un minimum de temps une information en condensant les détails de son occurrence dans un article. On appelle cela le journalisme live, le journaliste participatif ou encore le journalisme 2.0. En gros, une forme de journalisme devenue monnaie courante depuis l’apparition des médias sociaux.

Le journalisme au cœur de la société

Finalement, quelle est la plus-value pour le journaliste? Le journalisme participatif via les médias sociaux introduit une passerelle entre lui et la société. Ces plateformes offrent ainsi un accès facile à des experts, à des personnalités, à des responsables de communication ou à de l’information tout court. Darius Rochebin, présentateur star du 19h30 romand, est un spécialiste de la question. Il lance fréquemment sur son fil Facebook des appels aux témoignages pour illustrer les sujets de ses collègues.

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Aline Leclerc, journaliste au Monde, parle d’horizontalité dans la pratique de ce live-journalisme ou journalisme participatif. « On travaille tous ensemble »,  dit-elle, les internautes avec leurs savoirs et leurs informations et les journalistes là pour relayer leurs propos.

Une consommation variée

La consommation de médias sociaux dépend aussi du type de presse et des supports. Les plus grands amateurs de réseaux sociaux sont la radio, la télévision et la presse quotidienne parce qu’ils sont un grand consommateur d’informations en général.
La presse online est bien évidemment, de par sa réactivité, une grande utilisatrice de ce type de média alors que la presse quotidienne papier aura, elle, moins de peine à s’en passer.
Le recours aux médias sociaux varie aussi en fonction des sujets couverts : des contenus portant sur le High Tech ou sur les médias online ou encore le e-commerce seront plus tributaires des informations live.

EtudeCision_tab1Source :Webinar Journalistes et réseaux sociaux, Cyndie Bettant, Cision

Les médias sociaux de prédilection

Alors quelles sont les plateformes privilégiées des journalistes ? Et bien cela dépend de quel usage ils en font.

usagejournTwitterSource :Webinar Journalistes et réseaux sociaux, Cyndie Bettant, Cision

Twitter est le vainqueur incontestable en termes d’usages professionnels. Il est de loin l’outil le plus consommé par les journalistes. Facebook et LinkedIn le suivent de près pour des utilisations plus personnelles.

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usagejournLinkedinSource :Webinar Journalistes et réseaux sociaux, Cyndie Bettant, Cision

Nous verrons dans les mois à venir si la plateforme Signal va permettre à Facebook de concurrencer Twitter en termes d’outil de veille. Les médias sociaux plus visuels comme Pinterest et Instagram restent un peu à la traîne même s’il faut relativiser ces chiffres en fonction du type de médias : un magazine de mode ou de design aura plus tendance à se baser sur ce type de réseau visuels qu’un quotidien par exemple. Ci-dessous et comme illustration, la capture d’écran du compte Instagram du nouveau magazine suisse Bolero.

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Source : Webinar Journalistes et réseaux sociaux, Cyndie Bettant, Cision

Twitter, quant à lui, est le média du live coverage par excellence, des scoops, des teasers. Je vous l’ai montré avec l’exemple de l’amerissage sur l’Hudson River, mais j’aurai aussi pu prendre le cas du procès DSK qui s’est joué à huit clos au grand dam de la presse. Seuls un petit nombre de privilégiés triés sur le volet ont pu assister au procès. Résultat, ils se sont constitués sources d’information pour leurs collègues en les bombardant d’informations via Twitter ou Facebook.

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Voici un exemple d’article du Figaro sur la couverture du procès DSK inspiré des fils Twitter, comme celui ci-dessus.

Le tremblement de terre en Haïti est un autre très bon exemple de ce type de couverture média. J’avoue, pour ma part, avoir succombé à Twitter lors de cet évènement tragique.

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Un usage autocentré

Je vous ai montré jusqu’ici l’usage strictement professionnel des médias sociaux par les journalistes. On a pu voir comment ces plateformes enrichissent leur travail, mais aussi comme elles peuvent influer négativement sur la vocation même du métier, celle de rapporter de la manière la plus neutre possible un contenu fiable.
Mais l’usage fait de ces réseaux sociaux est aussi personnel. L’étude Cision a résumé en un schéma très concis, les bénéfices de l’usage des médias sociaux pour les journalistes.

EtudeCision_tab2Source :Webinar Journalistes et réseaux sociaux, Cyndie Bettant, Cision

Il ressort une forte propension de la part des journalistes à utiliser les réseaux sociaux comme une vitrine pour s’afficher eux et leur travail. C’est un véritable usage autocentré dont le but ultime est, ne nous le cachons pas, de promouvoir leur notoriété, d’amener les gens à découvrir leur travail, à accroître la visibilité sur leur production. Voici un exemple de tweet du rédacteur en chef du Temps qui met en avant un des articles de l’édition en ligne :

StéphaneBenoitGodet
Michel Danthe, rédacteur en chef adjoint au Temps,  utilise abondamment Twitter afin de promouvoir les articles du quotidien.

Michel_Dante

Ces exemples nous montrent que ces plateformes sociales endossent  un rôle proche de celui de la publicité en postant les gros titres des quotidiens comme on le ferait en affichant une manchette de journal.

Un personal branding

Ainsi, au-delà d’être un puits d’informations et de découvertes de tendances, les réseaux sociaux servent aussi au personal branding des journalistes et de plateforme pour leurs propres relations publiques. Ce sont des espaces dans lesquels ils peuvent se permettre une certaine liberté d’expression comme celle de se mettre en avant en tant que personne qui a ses propres opinions, qui a envie de commenter certains sujets d’actualité ou encore de recommander l’article d’un confrère ou juste promouvoir son travail.

Extrait de la page de Grégoire Nappey, rédacteur en chef du Matin

Extrait de la page de Grégoire Nappey, rédacteur en chef du Matin

Cette nouvelle manière de se mettre en scène sur les réseaux sociaux et de publiciser son travail sous son nom et non plus uniquement sous le nom du média démontre une propension des journalistes à se vendre comme leur propre marque. A titre d’exemple, Mélissa Bounoua, cheffe des informations à Slate.fr. Sur sa page Twitter (@misspress) a su constituer une vraie communauté de followers qu’elle a su construire au fil de ses diverses activités professionnelles :

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Une nouvelle liberté d’expression

Les journalistes se distancient ainsi de leur médias (sauf lorsqu’ils le citent) et se permettent des écarts par rapport à leur propre rôle de rapporteur. Ainsi ils endossent un nouveau rôle, ils deviennent tantôt acteurs, tantôt rapporteurs, tantôt commentateurs et n’excluent plus la possibilité de s’exprimer librement et de donner leur opinion. On s’éloigne là de l’essence même de ce que fut la profession de journaliste.

Voici la page Twitter de Guillaume Ledit, chef de l’information à l’Express qui a un usage très libre et décalé de sa page sur laquelle il n’hésite à poster ses opinions.

Page Twitter de Guillaume Ledit, chef des informations à L'Express

Page Twitter de Guillaume Ledit, chef des informations à L’Express

Ci-dessous, voici cinq exemples des diverses formes d’éditorialisation du discours journalistique sur le réseau Twitter (une journaliste du Monde, un journaliste bloggeur belge, un journaliste des Inrockuptibles, un autre de l’Express et un dernier de France 2)

cinq exemples des diverses formes d’éditorialisation du discours journalistique sur le réseau Twitter (une journaliste du Monde, un journaliste bloggeur belge, un journaliste des Inrockuptibles, un autre de l’Express et un dernier de France 2)

Source : La place des réseaux sociaux dans l’information journalistique, Arnaud Mercier, Ina Expert

Une baisse de qualité

Cet usage répandu des médias sociaux de la part des journalistes me pousse à me poser la question du traitement des sources. Dans une étude publiée sur Isarta info, site canadien dédié aux tendances du marketing, des communications et du web, les journalistes, avouent que pour plus de 50% d’entre eux, les médias sociaux constituent la principale source d’information et ce malgré le faible niveau de fiabilité des informations disponibles.

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Souce : Journalistes et Réseaux Sociaux – Etude Gootenberg 2015

Conformément à la temporalité de ces médias, les journalistes fonctionnent au contre la montre. Ils publient le plus rapidement possible et vérifient l’information après, quitte à la modifier dans un second temps. Ils sont quand même 32% à avouer du bout des lèvres que l’information qu’ils dénichent sur ces supports est peu fiable, mais ce n’est pas pour autant qu’ils effectuent leur travail de vérification des faits. Les journalistes sont parfaitement conscients de ce  paradoxe entre instantanéité et dangerosité de publier un contenu non vérifié. Ils l’expriment au travers de ce graphe mettant en avant l’influence que les médias sociaux exerce sur  la profession:

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Souce : Journalistes et Réseaux Sociaux – Etude Gootenberg 2015

Le Huffington Post s’est par ailleurs moqué de cette tendance à publier vite et n’importe quoi en publiant un article sur le sujet, article qui ose quand même une phrase déconcertante : « Si à 50 ans tu n’es pas mort sur Twitter, t’as raté ta vie. »

Petite note positive tout de même, selon une étude Adobe parue en octobre 2015, il semblerait que les milléniums (génération née entre 1980 et 1995) aient acquis le réflexe de systématiquement vérifier les sources des informations qu’ils trouvent sur le net.

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Les règles du jeu ont changé

Au final, tout le monde s’y retrouve dans cette relation entre le journaliste et les médias sociaux. L’un en tire l’essence de son travail, l’autre en tire l’essence de son existence. Les journalistes descendent de leur piédestal et se mêlent à leurs lecteurs. Ils perdent toute distance avec le contenu et s’affranchissent de plus en plus des tâches de base liées à leur profession comme celle de vérification des sources.
Les médias sociaux eux en tirent leur épingle du jeu et ils l’ont compris d’où la naissance de Signal, d’où l’apparition de partenariats avec la presse. Ils ont trouvé dans les journalistes de véritables aimants capables d’attirer un nouveau public sur leur plateforme et qui dit nouveau public dit plus d’annonceurs. La boucle est bouclée.

On peut finalement se dire que les médias sociaux ont su imposer leurs propres règles du jeu à cette profession et ont, par conséquent, changé l’identité même du journalisme. En subissant le nouveau rythme imposé par les médias sociaux, les journalistes ont perdu le contrôle sur leur matière première et se sont alignés sur des impératifs temporels incompatibles avec la vocation même de leur profession.

Afin de concurrencer les internautes dans la production d’informations, il semblerait que le journaliste n’ait d’autre choix que de concentrer son activité sur l’analyse des actualités et non plus sur leur simple diffusion.

Finalement, ceux qui ont le plus perdus dans ce phagocytage indéniable des médias sociaux sur le journalisme sont sans aucun doute les consommateurs d’actualités, vous, moi. Bien sûr que les médias sociaux nous permettent d’être surinformés, mais quand on comprend les mécanismes de construction de cette information, on en vient à sévèrement douter de sa qualité. Cette instantanéité de l’information a tué un des rôles majeurs des journalistes : celui d’analyste. Il en découle une perte de distance face au contenu, une perte de mise en perspective. On peut finalement  se poser la question de la pertinence de ce métier dans un monde où tout est véhiculé sans leur aide via des plateformes sociales.

Et vous après tout ceci, qu’est ce que vous attendez de la profession de journalistes? Quelle est sa plus-value à vos yeux lorsqu’on sait que vous êtes devenus des producteurs d’actualité au même titre qu’eux ?

Pour en savoir plus :

« Amplifier ou ignorer – le nouveau rôle du journalisme »

Les tendances 2016 pour le journalisme

Etude en cours sur comment la vérification des sources est enseignée aux futurs journalistes

Comment les réseaux sociaux modifient le photo journalisme

5 réflexions sur “Les médias sociaux ont-ils phagocyté le journalisme?

  1. tiffanyguggenheim dit :

    Merci Dominique pour cet excellent article qui présente un vrai travail réfléchi de journaliste!
    Cette évolution vers l’immédiateté qui s’éloigne de plus en plus d’un travail de fond et d’analyse m’effraie même si je suis moi-même une consommatrice de l’actualité trouvée sur les réseaux sociaux. C’est à nous, consommateurs, de soutenir des journaux de qualité.

    Aimé par 1 personne

  2. auroreetique dit :

    Je suis Tiffany dans son analyse. Il est dommage que l’information perde de son objectivité et soit, parfois, traitée un peu trop vite. Même si c’est la société actuelle qui veut que nous consommions tout rapidement, j’apprécie de lire à l’occasion un bon journal, en papier!
    J’espère que les journaux sauront trouver leur place et qu’ils ne finiront pas dans des musées.
    Merci Dominique pour la mise au point.

    Aimé par 1 personne

  3. Halima Servageon dit :

    Merci Dominique pour cet article qui fera pour sûr honneur Ô journalistes 🙂
    Je suis mes confrères ci-dessus et je souhaite une longue vie au journalisme de fond/qualité celui de la belle plume et de l’investigation. De facto il devra se soumettre aux nouvelles règles technologiques à savoir les réseaux sociaux.
    Bien à toi,
    Halima

    Aimé par 1 personne

  4. tanguyboch dit :

     » Concentrer son activité sur l’analyse des actualités et non plus sur leur simple diffusion » : un beau résumé de l’évolution du métier pour qu’il reste pertinent.
    Bravo pour ce bel article, fouillé et bien structuré !
    Anne-Laure

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