PME et réseaux sociaux : à chacun son rythme !

Les réseaux sociaux se sont installés dans nos vies, assouvissent notre curiosité, nous réjouissent et nous interpellent. Si la télévision a fait sa place dans l’intimité de notre salon, les médias sociaux sont devenus notre relation intime avec le monde extérieur.  L’interaction entre les individus est facilitée et l’exploitation de ces nouveaux médias à des fins commerciales s’est installée. Qu’en est-il de l’utilisation des réseaux sociaux par les PME suisses?

Ce matin encore, dans ma boîte aux lettres, une pile de brochures, flyers et publicités diverses. Je m’interroge sur cette publicité qui ne diminue pas. Toujours autant de papier qui immanquablement activera la question hebdomadaire : « qui ira à la déchèterie ce samedi ? ».

En tant que publicitaire, je m’interroge sur le conseil fourni aujourd’hui aux PME. Un conseil qui se limite pour ma part encore à proposer une « publicité traditionnelle « offline »  comparable à « la cuisine traditionnelle » en opposition à la « nouvelle cuisine » qui serait celle du « online ». Ce n’est pas tant que les goûts nouveaux ne m’attirent pas. Au contraire, j’ai proposé les médias sociaux et en particulier « Facebook », un peu comme on propose le poisson du jour. Le regard du client est souvent un peu fuyant. J’en arrive à me poser la question :  les  réseaux sociaux seraient-ils comparables au poisson? On aime ou on n’aime pas? Peut-être parce qu’on n’est pas habitué, qu’on ne connait pas bien et qu’il faudrait peut-être y goûter puisqu’il y a bien des gens qui apprécient …

Je prends la commande : une petite brochure, deux flyers et pour le dessert, la mise à jour du site Internet. Je reste un peu sur ma faim.

Je fais partie de ce que l’on appelle la génération « X », celle qui n’est pas née avec Internet mais qui y est tombé dedans depuis plus de 20 ans. A lire le descriptif de la génération « Y » faite par ma collègue Françoise Dubois dans son intéressant article de blog, je pense que la pratique assidue du média Internet a dû développer sur ma personne les attributs d’un chromosome « Y » qui m’incite à concevoir les médias sociaux comme de réelles opportunités de communication pour les entreprises. Ce qui me distinguera de la génération « Y », c’est un état d’esprit peut-être plus critique que j’entends bien faire valoir auprès des clients PME qui le sont encore plus que moi.

Si de plus en plus d’entreprises adhèrent aux possibilités publicitaires des médias sociaux ce n’est sûrement pas à cause  du syndrome « FOMO, the fear of missing out », à traduire par : « on y est parce que tout le monde y est – et que ça doit être forcément très bien puisque ça vient de sortir – mais on ne sait pas encore vraiment si c’est le cas ». L’intérêt réside dans des opportunités de communication et de relations différentes avec le « récepteur » que les entreprises découvrent avec l’utilisation des réseaux sociaux. Les statistiques ci-après démontrent que le marché publicitaire s’est rapidement adapté à la nouveauté.

Comment les PME considèrent-elles les réseaux sociaux ?

En 2011, une « Enquête sur l’utilisation des médias sociaux dans les PME suisses » réalisée par l’Institut Entrepreneuriat & PME de Fribourg relevait que seul un tiers des PME suisses se servaient des médias sociaux à des fins commerciales.

Utilisation et importance des médias sociaux en 2011 par les PME

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Institut Entrepreneuriat & PME de Fribourg

« Comme le montre la figure 1, les utilisateurs de ces médias estiment leur pertinence d’importante à très importante (71%) tandis que les non-utilisateurs considèrent ces mêmes médias comme pas très importants voire pas importants du tout (75%). De façon étonnante, 28% des utilisateurs jugent ces médias comme pas très importants. Finalement, huit entreprises ont décidé de ne pas se prononcer. »

En 2011, plus du 60% des PME suisses n’utilisaient pas les réseaux sociaux. Le 75% de ceux-ci ne les considéraient de surcroît pas importants.

Voyons maintenant l’évolution du marché publicitaire « online » ces six dernières années

Mes recherches m’amènent à l’étude de MediaLAB, le laboratoire de recherche de l’Institut des sciences de la communication et des médias de l’Université de Genève. De février à mai 2015, ce laboratoire a mené une enquête nationale auprès de quelque 600 entreprises du marché de la publicité en Suisse. Le taux de réponse de 33% (196 entreprises) constitue un pourcentage représentatif et exploitable. La lecture des résultats démontre clairement l’engouement pour le numérique et les principales tendances « online » du marché publicitaire suisse ces six dernières années.

Source : FSSP, 2014, et estimations, notamment pour Internet.

Source : FSSP, 2014, et estimations, notamment pour Internet.

« Le graphique illustrant la répartition de la publicité en 2008 reflète un marché  encore majoritairement Offline. Le segment Print, dont la presse quotidienne, constitue 45 % de part de marché alors que la télévision  représente 12 % »

©Medi@LAB-Genève, Université de Genève / mai 2015

Basculement du média-mix en faveur du online

Source : FSSP, 2014, et estimations, notamment pour Internet.

Source : FSSP, 2014, et estimations, notamment pour Internet.

 » Le graphique illustrant la répartition de la publicité en 2013, met en évidence le déclin du segment Print (34 %) en particulier. L’apparition du segment Online est encore figuré sous un terme générique : Internet (13 %), qui regroupe tous les acteurs numériques sans les distinguer.

©Medi@LAB-Genève, Université de Genève / mai 2015

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©Medi@LAB-Genève, Université de Genève / mai 2015

« Le basculement numérique révélé par notre enquête permet  à l’aide des différents scénarii d’observer les principales tendances (Trends). La structure 2013  reflète encore un marché Offline important alors qu’une projection tendancielle, sur la base de nos résultats, souligne la segmentation du marché des médias, majoritairement numérique »

©Medi@LAB-Genève, Université de Genève / mai 2015

Finalement, ce qui nous intéresse est bien la réponse à la question suivante :

Votre budget publicitaire pour 2013-2014 peut être qualifié de plutôt :
« 100 % Offline » à « 100 % Online » (curseur à déplacer entre les deux extrémités)?

Résultat : Le budget publicitaire et marketing des répondants (196) pour la période 2013-2014 est globalement réparti à hauteur de 30 % (28,57 %) sur les supports Offline ou publicité traditionnelle et de 70 % (71,43 %) sur les supports Online ou publicité Internet.

Pas de doute, une ère nouvelle de la communication est bien née avec l’apparition des médias « online ». La mutation se fait au galop. De plus en plus de PME demanderont aux professionnels de la communication de les accompagner pour développer une stratégie sur les réseaux sociaux. Je serai prête.

Comment se passe la transition de la publicité « offline » vers celle du « online » et plus particulièrement sur les réseaux sociaux ?

Internet déborde de conseils pour les entreprises au sujet de la communication « online ». Je me mets à la place de l’entrepreneur qui veut se lancer et qui souhaite s’informer à ce sujet. Il n’échappera pas aux « commandements » qui fleurissent les pages des e-marketeurs, e-consulteurs, e-advertisers et autres e-gourous de la e-communication : les 10 outils à ne pas rater, les 5 indicateurs essentiels pour mesurer votre efficacité sur le net, les 5 erreurs à ne pas commettre, 4 chiffres clé à connaître sur la force des visuels, 8 astuces pour retenir le recruteur sur LinkedIn, 7 idées pour créer de l’engagement sur la sa page, les 25 ressources essentielles pour le marketing digital, 10 astuces pour choisir les réseaux sociaux de votre entreprise. On y évoque aussi les risques pour les PME à se lancer dans les médias sociaux. A leur place je ne saurais pas très bien auxquels de ces saints me vouer, sans compter que se lancer sur les réseaux sociaux, c’est un peu comme changer de religion. Et s’ils ne cherchaient pas sur Internet la réponse? Dans les livres peut-être? Je commande l’ouvrage  « Comment développer votre activité grâce au médias sociaux » de Valérie March, 2015. Il s’agit d’une réédition qui me laisse le sentiment qu’il s’agit bien plus d’un recueil de conseils et avertissements glanés sur le net.  Retour à la case départ: comment l’entrepreneur néophyte se lance-t-il dans l’aventure?

Comment les PME en viennent à utiliser les réseaux sociaux? Y a-t-il une démarche particulière? Je vais aller voir sur le terrain comment cela se passe.

A deux pas de chez moi est installée l’entreprise Wydler SA. Active dans l’équipement de vêtement professionnels depuis plus de 55 ans, cette entreprise est en pleine expansion. Elle vient d’ailleurs d’inaugurer un imposant et magnifique nouveau bâtiment. Je connais leur profil Facebook pour avoir été invitée à le « liker ». Depuis, je reçois régulièrement des informations sur la société, mais également des informations sur leurs produits ou leurs promotions. Ils font donc partie de ces entreprises qui viennent de franchir le pas. Je vais sonner à leur porte pour en savoir davantage.

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Entretien avec Frédéric Wydler, Directeur de Wydler SA

Bref portrait de la société

L’entreprise Wydler SA a été fondée voici 55 ans par Monsieur Robert-Daniel Wydler (père de Frédéric et de Stéphane actuels directeurs). Constatant lors de la construction de l’autoroute Lausanne-Genève dans les années soixante que les ouvriers devaient travailler sous la pluie sans être particulièrement bien équipés, il eut l’idée de se lancer dans la production de vêtements de travail.  L’entreprise s’est positionnée sur le marché romand au fil des années comme un fournisseur de référence en vêtements de travail :

  • Services publics (pompiers, police, ambulanciers, gardiens de prison, police ferroviaire, agences de sécurité et hôpitaux. )
  • Agriculteurs
  • Loisirs (chasse, trekking, sport)
  • Uniformes de travail pour entreprises privées (construction, bûcherons, électriciens, soudeurs, domaines du médical et de la restauration), etc.
  • Confection de bâches

Du dessin à sa réalisation, la maison Wydler SA est en mesure de répondre aux attentes les plus exigeantes des clients comme par exemple pour la création des tenues de pompiers devant résister autant à l’eau qu’à la chaleur! Ces vêtements sont confectionnés en partenariat avec le fabricant Gore qui assure le contrôle de qualité permanent.  Associé avec la fibre Nomex® ce vêtement devient antifeu et est adopté par tous les pompiers des cantons de Genève et Vaud.

Si dans les premières années les vêtements étaient confectionnés dans leur usine de Bossonnens, depuis 2009 une entreprise a été créée en Tunisie et compte aujourd’hui environ septante personnes.

La publicité:

M. Frédéric Wydler m’explique que la publicité de l’entreprise s’est limitée jusqu’à il y a une dizaine d’années à une diffusion régulière et massive de très petites annonces (1 colonne – 30 à 50 mm) dans la presse quotidienne romande et les revues spécialisées (Terre & Nature, l’Agri-Journal, etc.). Elle suffisait à informer les clients sur l’offre de produits dont ils assurent aussi la distribution (stock de 17’000 produits). La publicité presse, des envois de mailings et une présence annuelle au « Suisse public » à Berne (le salon professionnel suisse pour les entreprises et administrations publiques) résumaient leurs actions en communication.

« Il y a une dizaine d’années, nous avons revu notre stratégie d’annonce car finalement nous trouvions cela un peu désuet. Les annonces étaient considérées comme une vitrine et rien de plus. Il devenait avec le temps difficile de savoir ce qu’elles nous apportaient concrètement. Nous avons donc diminué le budget presse de moitié »

F. Wydler

Le budget économisé a été utilisé à la création d’un département graphisme.

« Nous avions de plus de demandes pour la création de vêtements ou de logos pour les entreprises que nous sérigraphions ou brodons sur les vêtements. Nous avons donc dû répondre à cette demande en engageant des graphistes. L’arrivée de trois jeunes graphistes professionnels a apporté un vent nouveau qui correspondait aussi à notre besoin de modifier notre propre publicité. Les annonces sont devenues plus actuelles et de fil en aiguille nous avons pensé que nous devrions aussi être présents sur Facebook car c’est quand-même l’avenir et on se doit d’y être aussi ».

« Si l’on veut avoir l’image d’une entreprise dynamique il faut quand-même être un minimum à la page aussi au niveau de la communication ».

F. Wydler

Monsieur F. Wydler avoue pourtant personnellement n’avoir aucune affinité avec le réseau social Facebook. Il ne l’intéresse tout simplement pas, mais il conçoit néanmoins qu’il est indispensable à l’heure actuelle pour une communication d’entreprise. Cette démarche correspond à un premier pas, car pour l’instant ils n’ont pas vraiment encore expérimenté toutes les possibilités offertes par Facebook pour effectuer de la publicité, puisqu’ils n’ont ouvert qu’un profil. J’explique en deux mots la différence entre un profil et une page Facebook. Je sens l’intérêt marqué de Monsieur F. Wydler face à l’énumération des possibilités publicitaires des réseaux sociaux.

« Alors, je pense que nous ne sommes pas bons du tout avec ce qu’on fait actuellement sur Facebook »

F. Wydler

D’autres possibilités de présences publicitaires sur Pinterest, Instagram, Snapchat, LinkedIn lui sont encore totalement inconnues. Le profil Facebook de leur entreprise est géré par leur graphiste qui y insère les publicités du moment qui sont d’ailleurs en relation avec leur tout nouveau site Internet. Ce site est actuellement leur priorité puisque depuis peu il est possible d’y effectuer de l’achat en ligne.

Publicité promotionnelle sur Facebook

Publicité promotionnelle sur Facebook

Je quitte Monsieur Wydler avec la promesse de retourner lui montrer ce que les réseaux sociaux offrent comme avantages pour une entreprise comme la sienne et je me réjouis déjà de ce prochain rendez-vous.

Cette rencontre m’a mise en appétit …

Je n’ai qu’une envie, continuer mon enquête et découvrir ce que pensent les PME des réseaux sociaux. Pas besoin de m’éloigner beaucoup. A Châtel-St-Denis  est établi le siège de Laurastar. La Star mondiale de la station de repassage. Je vérifie sur Facebook s’ils sont présents sur ce réseau. J’aboutis sur une page Facebook en cyrillique, la page polonaise de Laurastar et puis j’ai le choix entre Laurastar Mongolie, Australie, Roumanie, Equateur, Brésil, Moldavie … plus de 40 pages Laurastar sur Facebook! Me voilà sur la page Facebook de Laurastar Suisse et puis sur Instagram, Twitter, LinkedIn, Pinterest, Youtube et même Google+ (!).

Siège de Laurastar à Châtel-St-Denis

Siège de Laurastar à Châtel-St-Denis

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Laurastar n’est donc pas que dans ma buanderie. Elle est partout !

Interview avec Jean Monney, CEO de Laurastar

La success story ce cette PME suisse repose sur une personnalité : Jean Monney, l’Entrepreneur avec « E » majuscule. Un homme curieux, passionné, qui aime les belles choses et le design. Un visionnaire bouillonnant à qui je demande de me raconter l’intégration des médias sociaux dans le mix de communication de Laurastar.

Bref portrait de l’entreprise :

Jean Monney découvrait dans une foire milanaise « le produit » qui allait 35 ans plus tard se faire une place dans un ménage sur quatre en Suisse et dans dans plus de 40 pays du monde. De l’Australie à la Russie, des Etats-Unis à la Chine, des pays du Golfe au Kazakhstan et bien sûr dans la majorité des pays Européens. Un succès dû à un produit innovant, performant mais aussi dû au choix des partenaires/distributeurs locaux qui s’identifient fortement à la marque et à son positionnement haut de gamme dans le segment des appareils électroménagers. On compte aujourd’hui 2,2 millions d’utilisateurs de la station Laurastar dans le monde.

Si l’ambition à peine avouée de Jean Monney est que Laurastar devienne la Nespresso du repassage, on devine que la stratégie de communication du café préféré de Georges (à prononcer « Djorje ») ait pu l’inspirer.

Le canal privilégié pour approcher les consommateurs / trices de LauraStar est encore celui des foires, expositions et des espaces de présentations sur les lieux de vente. Leurs partenaires, les petits magasins et les surfaces spécialisées qui présentent et vendent la marque sont leur cœur de distribution puisqu’ils représentent près de la moitié des ventes. Des outils de promotion leur sont mis à disposition afin d’augmenter la visibilité du produit dans les rayons : des présentoirs spéciaux pour les évènements, brochures, formations, etc. Laurastar est un produit haut de gamme qui nécessite une explication. Comparables aux espaces de vente de café (on y revient) que l’on trouve facilement dans les grandes surfaces, l’idée est de créer un espace « beauté du linge ». Les démonstrations visent naturellement à convaincre le client sur le lieu de démonstration de l’utilité d’investir un montant non négligeable dans un outil ménager.


Vidéo de démonstration sur Youtube

« En matière d’achat ménager, aujourd’hui un franc sur trois en Suisse est investi dans la marque Laurastar ».

J. Monney

Et les réseaux sociaux ?

Si Laurastar va donc à la rencontre du client sur les points de vente il s’est agit aussi de faire venir le client à Laurastar. Monsieur J. Monney affiche tout de suite la couleur « les médias sociaux sont indispensables, inévitables ».

Pour Laurastar, ils sont utilisés pour faire connaître les nouveaux produits et pour connaître le client. « Les médias sociaux font partie intégrante d’une politique digitale où la vente a bien sûr son point fort. »

J. Monney

Ils interagissent avec le e-commerce, deviennent leur support et vice-versa. Il serait faux de penser que l’utilisation des réseaux sociaux se limite à une démarche de communication. « Nous travaillons actuellement à la distribution de nos produits sur Amazone ».

Sponsoring de Laurastar en Malaisie

Sponsoring de Laurastar de la Fashion Week en Malaisie

Laurastar s'invite dans l'actualité sur Facebook

Laurastar s’invite dans l’actualité sur Facebook en présentant le Montreux Jazz Festival

Sur Instagram consolidation de l'image de marque

Sur Instagram consolidation de l’image de marque

Jouer dans la cours des grands sur les réseaux sociaux, même si on est une PME qui compte 230 employés c’est donc possible. Il faut cependant tenir compte des attentes des clients. Elles sont nombreuses et le client est exigeant car habitué à une communication de haute qualité. « Nous n’avons pas les mêmes moyens que Nespresso quand-même ». Dans un premier temps, un team de cinq personnes a été en charge de développer la communication sur les réseaux sociaux.

Sur FB, une fois par mois, le meilleur commentaire des internautes est publié.

Sur FB, une fois par mois, le meilleur commentaire des internautes est publié.

« Nous lisons vos commentaires avec plaisir et sélectionnons l’un de vos messages tous les mois. Merci Francine, nous vous offrons un bon de réduction de 10% pour votre fidélité. »


« Il est important les médias sociaux soient expérimentés à l’interne afin d’acquérir du know how dans le domaine ».

Une expérience et une connaissance très profitables lorsque que la décision a été prise de outsourcer cette tâche à deux entreprises : une entreprise spécialisée dans la diffusion de contenu sur les médias sociaux et une autre en charge de l’achat de publicité sur les diverses plateformes des réseaux sociaux.

« Nous continuons à fournir le contenu car qui peut mieux parler de Laurastar que Laurastar ? ».

J. Monney

Et l’œil malicieux de rajouter : « nous pouvons être de vrais interlocuteurs avec ces entreprises car nous connaissons très précisément le fonctionnement des réseaux sociaux ».

Laurastar sur Pinterest: découvrir les 22 tableaux thématiques

Laurastar sur Pinterest: découvrir les 22 tableaux thématiques

Avec le # Halloween sur Instagram

Avec le # Halloween sur Instagram

Witch, pirate, vampire… Choose your Halloween fancy dress, your Laurastar will take care of pleats! Happy Halloween to all! #Halloween #HappyHalloween #FancyDress #Laurastar #TrickOrTreatUne photo publiée par Laurastar (@laurastar_brand) le 30 Oct. 2015

Les médias sociaux servent en tant qu’outil de proximité avec le client qui a son tour peut interagir avec le produit de façon réactive et disponible. Que cela soit pour l’informer mais aussi pour consolider l’image de marque et lui offrir une plateforme d’acquisition puisque l’Internaute est redirigé vers la page d’e-commerce du site. Il est évident que cette proximité offerte par les plateformes des médias sociaux a eu des conséquences directes sur la gestion des contacts. Des alertes sont mises en place permettant de réagir rapidement à toute question ou critique. Si les médias sociaux offrent cette magnifique opportunité d’interagir avec le client, nous savons aussi que l’interaction n’est pas toujours positive.

« Une relation de proximité avec le client est primordiale »

J. Monney

Page de Laurastar sur Twitter

Page de Laurastar sur Twitter

A la question de savoir quelle est la politique face aux attaques et critiques des internautes, « la première réaction aurait été d’effacer les messages, mais dès lors que l’attaque existe, autant prendre les choses en main, affronter la situation et surtout bien réfléchir à ce que l’on répond. » Laurastar répond à tous les messages quels qu’ils soient car finalement il s’agit aussi de montrer que l’on n’a rien à cacher. Cette approche est d’autant plus confortée par le fait que Laurastar n’a pas peur du client : le produit est fort et pendant plus de 30 ans, grâce aux démonstrations, une confiance s’est établie avec le client.

Concernant le poste ci-après :

L’internaute : »le mec pas terrible »
Laurastar : « on essaiera de trouver mieux la prochaine fois »

Répondre à tous les commentaires!

Répondre à tous les commentaires!

« Laurastar connaît très bien ses clients, mais souhaite connaître encore mieux ses attentes : est-ce le design, le bench mark ou la fonctionnalité qui priment ? ».

J. Monney

Des réponses que l’on pourra extrapoler des réseaux sociaux et qui permettront de mieux cibler les personnes qui adhèrent au produit. Il y a aussi l’utilisation d’une importante base de données acquise et encore trop peu exploitée : « annuellement, le Call Center de Laurastar répond à 100’000 appels téléphonique et à 68’000 mails ». Rassembler des données pour mieux répondre aux attentes des clients, voilà encore un argument à rajouter dans le choix de ces nouveaux médias.

Vidéo vue sur le site FB et sur Instagram

Vidéo de Laurastar vue sur leur site FB et sur Instagram Mesdames, cliquez sur la vidéo et Messieurs à vos planches !

Proximité, innovation, rapidité, qualité, haut de gamme, consolidation de l’image, e-commerce, service après-vente : les liens entre le produit Laurastar et les médias sociaux sont évidents!

J’ai l’impression que les médias sociaux se sont imposés aussi naturellement que Laurastar s’est imposée sur le marché mondial. Je découvre au travers des mots de Monsieur Monney la passion de l’innovation « venue d’une expérience Outre-Atlantique », le besoin en information de quelqu’un qui lit la presse mondiale à 5h30 du matin et donne l’impression de vivre sa journée comme si elle ne comptait que 30 minutes. « Je cède ma place à ma fille et mon fils, vous savez ? » Il y a cette relève trentenaire qui pousse à être dans l’ère du temps; « ma fille Julie est Directrice du marketing et de la communication et mon fils Michaël est Directeur commercial ; il fait partie des fondateurs de la  NipTech Innovation , il est à fond là-dedans ». Je comprends de mieux en mieux. Voilà un fils qui a de qui tenir.

Laurastar sur Instagram

Laurastar sur Instagram

Alors qu’il me raccompagne, il me raconte encore l’expérience de Périscope lors d’une foire en Asie « on a fait un essai, avec mon fils …  c’est à refaire ». Ils ont aussi fait appel à une  « e-influenceuse » de Shanghai pour une promotion en Chine,  la designer de mode Christine Lau. « Le reach a grimpé comme jamais … ». A plus de 60 ans, Monsieur Monney semble beaucoup s’amuser des ces nouveautés. C’est qui la génération « Y » déjà ?

Associer son nom à une e-influenceur sur Instagram

Associer son nom à une e-influenceur sur Instagram

laurastar_brand haute Couture fashion designer Guo Pei choses Laurastar for her Paris Fashion Show. #HauteCouture#fashion #desugber #GuoPei #Laurastar #paris #lLaurastarLovesFashion

M. Jean Monney posant avec la designer’s fashion Christine Lau à Shanghai.

Sur Pinterest :
#Swiss #technology meets Chinese #fashion designer Christine Lau in Shanghai.#design #clothes #ironing #Laurastar

De ma Veveyse natale, voilà une PME qui résonne sur les réseaux sociaux du monde entier et cela paraît très naturel !

Que penser de tout ça ?

Nous sommes dans une phase de mutation de l’information. Les PME sont finalement le reflet de chaque être humain : plus ou moins enclin à la nouveauté, au changement. L’histoire montre que l’intelligence de l’homme se situe dans sa capacité d’adaptation. Il suffit de temps, de moyens, de rencontres, d’intérêt pour que chacun, comme chaque PME, trouve son besoin et sa façon de vivre avec les moyens qui lui sont offerts aujourd’hui. Bien malin celui qui peut affirmer sans sourciller que l’intégration des médias sociaux dans notre civilisation est une étape indispensable et bénéfique. Les doutes persistent et chacun avance à son rythme.

10 réflexions sur “PME et réseaux sociaux : à chacun son rythme !

  1. Valerie Demont-Steck dit :

    Bonjour Isabelle,
    Wouah ! Super riche votre article !
    C’est une excellente idée d’avoir interviewé ces 2 dirigeants, on a grandement besoin de case studies pour faire avancer le gros de PME suisse avec les réseaux sociaux 😉
    Bonne suite !
    Valérie
    PS : merci pour le ping sur mon article 😉

    J'aime

  2. fradubois dit :

    Je reste convaincue que les PME ont leur place sur les réseaux sociaux, à nous de leur montrer les opportunités que cela représente, et surtout de faire tomber les peurs qui s’y rattachent souvent. Joli article et merci pour le ping sur mon article. Et si la génération « Y » se mettait au repassage !

    Aimé par 1 personne

    • isabelleaeby dit :

      Merci Françoise. Encore et toujours, il s’agit de savoir ce que l’on souhaite atteindre en matière de communication. Définir une stratégie, puis choisir les outils adéquats… et pourquoi pas les réseaux sociaux s’ils conviennent.

      J'aime

  3. Valérie Jacquat dit :

    Sympa l’idée d’employer une influenceuse de Shanghai. Je ne pensais pas que Laurastar allait si loin dans sa stratégie médias sociaux! Cela montre bien qu’à n’importe quel âge, si l’on est ouvert d’esprit, on peut développer une stratégie gagnante! Merci pour l’article!

    Aimé par 1 personne

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