Réseaux sociaux : back to the protohistoire

Les raisons du réseau et les fondements de l’économie collaborative

 

Imaginons que les réseaux sociaux sont la réconciliation d’Aristote et de Pascal conjointement à l’illustration de la théorie de Rousseau qui dit que la société pervertit l’homme. Grâce aux réseaux sociaux digitaux l’homme peut être à la fois social, seul et exprimer une perversion contractée par la proximité de l’autre, de celui qui le pousse à paraître, de celui qui le pousse à mentir et à cacher sa vraie nature. Oui, sauf que…l’homme est un animal grégaire. Ceci est inscrit dans son cerveau paléo-limbique depuis la nuit des temps. Quoi qu’en disent nos illustres philosophes, l’homme réseaute par nature.

Protohistoire : entre Préhistoire et Antiquité

Il y a quelque dix mille ans, la révolution néolithique fige les échanges en même temps que les modèles sociaux que nous connaissons. L’homme sédentarisé commence à vivre de son agriculture et à faire commerce de ses récolte et bestiaux contre d’autres prestations : le troc des savoir-faire. Il peut aisément échanger du blé contre des poteries. Je te donne des céréales contre quelques outils, ma viande contre des pointes de flèche.

05/29/2001. Prehistorical museum in Quinson.
6000 av. JC, période néolitique

Voilà qui était simple et basé sur le bon sens d’une économie locale et vertueuse. Des traces subsistent de nos jours avec cet exemple étasunien qui continue de nommer le dollar « Buck » signifiant « cervidé mâle ». Malgré les monnaies et papiers-valeurs, un système d’échanges plus ou moins équilibré demeure jusqu’à la révolution industrielle.

Et c’est là que tout fout le camp… A un rythme qui s’emballe, la machine à vapeur pistonne l’humanité dans une consommation toujours plus endiablée.

Bye bye révolution industrielle

Il n’aura fallu qu’une centaine d’années pour produire, créer des besoins, produire, créer d’autres besoins, mondialiser, globaliser, polluer et s’étouffer. Sans attiser le catastrophisme ambiant, nous voici aux limites d’une Terre bientôt exsangue avec un espoir qui renaît grâce à la révolution digitale.

Welcome révolution digitale

Depuis peu, grâce à la digitalisation : nous pouvons vendre sans produire, devenir propriétaire sans posséder. C’est génial et rendu possible grâce à la mise en place de plateformes de mise en contact; regardez Airbnb et Uber, ils ont amorcé le pas de la dématérialisation et de la récupération. Un même objet a plusieurs vies et devient multifonction.

Quel rapport avec le Néolithique ?

sans-titreL’échange est au cœur de la question. Les médias sociaux font de l’homme du Néolithique un être ultra-moderne. Ils s’imposent comme l’un des moyens incontournables pour dessiner un autre futur. Après des décennies de consommation déchaînée, une multitude de solutions s’offre à nous pour partager, prêter, échanger, collaborer et donner.

Un bref rappel de ce qu’est la consommation collaborative

Médias sociaux : la déglobalisation intégrée et le contact comme fonds de commerce

Voici l’humanité à la conquête de l’espace virtuel ; la toile et ses plateformes nous offrent une nouvelle dimension, un espace immatériel et algorithmique qui s’additionne à notre terrain de jeux matériel et habituel : un lieu d’expression du pire et surtout du meilleur (quoi qu’en dise Jean-Jacques). Ces interactions sociales sont autant d’opportunités qui décuplent les manières de partager, échanger, donner, acheter ou vendre. Fait étonnant, le web et ses plateformes contribuent largement à la globalisation mais aussi à une nouvelle notion de territorialité par la genèse de communautés d’intérêts connectées. Les notions de distance et de temps perturbées se réajustent lorsque les médias sociaux agissent dans un espace limité et favorisent les liens de proximités. Voici quelques exemples :

  • Donner facilement

Dans ma région, il y a les bonnes occases du vallon. Grâce à ce groupe j’ai pu revendre et donner de nombreux objets.

bonnes occases

  • Avez-vous déjà pensé à adopter un objet ?

 « Imaginée par des étudiants marseillais, la page Facebook « Adopte un objet » adopte un objetpermet  à tous ceux qui repèrent un objet abandonné sur le trottoir de le signaler à la communauté et, ainsi, de lui offrir une seconde vie. »

Posséder sans encombrer

Vu en Suède…
Initié par le gouvernement suédois, #ShareWear est un projet «écolo-fashion» exclusivemshare wareent diffusé sur Instagram et fondé sur le principe du partage. Pour chaque vêtement associé à ce hashtag, le premier utilisateur à commenter la photo remporte le droit de le garder (gracieusement) pendant une semaine. Il lui suffit de s’arranger avec la personne qui a emprunté l’article précédemment, via son compte Instagram, pour organiser la transmission.

Lire la suite «

• L’engagement à notre portée grâce à Facebook

Les temps changent 
Si les générations X et Y passent désormais trop de temps à travailler, elles doivent vivre avec la frustration de ne pas pouvoir assouvir leurs besoins d’actions sociales ; nous voyons chez les plus jeunes une propension naturelle à agir facilitée par les médias sociaux.

Il apparaît clairement que les médias sociaux sont un outil puissant pour dire non à la croissance exponentielle, à l’hyper consommation. Ils soutiennent les regroupements locaux, aident aux interactions et à la complémentarité.les temps changent.PNG
Tout s’offre à nous pour que nous devenions actifs plutôt que réactifs dans l’action sociale par la mobilisation. Profitons de renouer avec la notion de postérité tellement familière à nos ancêtres.

Et vous quel sera votre engagement ?

Katia Della Pietra

 

 

 

 

 

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