Selfie, star des médias sociaux?

Savez-vous de quand date le premier Selfie?

Le premier selfie date des années 20 ! Il a été pris par une équipe de photographes New Yorkais de la Byron Compagny, à cette époque il fallait s’y prendre à deux afin que chacun tienne d’une main l’appareil, bien moins efficace que le clic de nos smartphones ou tablettes !

En 1914 la Duchesse Anastasia Nikolaïevna avait déjà réalisé ce qu’on peut appeler un autoportrait ou selfie. En effet, suite à la sortie des appareils photos portables Brownie par Kodak, la Duchesse s’est prise en photo face à un miroir, et vu que les réseaux sociaux web n’existaient pas encore, elle utilise le « post » de l’époque, et adresse par courrier le clicher à un ami!

On décèle ici une forme de partage intuitif, et réalisons que la tendance ne date pas des années 2000. En effet, l’être humain a depuis la nuit des temps le besoin de s’admirer tout comme narcisse et son reflet.

stock-photo-gogh-vincent-van-postman-joseph-roulin-portrait-of-joseph-roulin-postman-of-231659023Au XIXème siècle, les artistes peintres comme Van Gogh, Frida Kalho avaient déjà la tendance à l’autoportrait, ceci afin de se faire reconnaître, même si la démarche restait artistique, elle définit également une forme de narcissisme, puisque son but premier est la reconnaissance.

En 2016, nous remarquons que l’évolution du Selfie ou de l’autoportrait est devenu un vrai phénomène de société. Aujourd’hui l’homme cherche à exprimer doublement son narcissisme sur les médias sociaux, afin de se montrer chaque fois plus « admirable », soit par la recherche de situations, de la vie courante, périlleuse ou simplement par son plus beau profil.

Pourquoi un tel besoin de Sefliser? On l’a bien compris, l’autoportrait chez les artistes peintres avait pour objectif la distinction et popularité, mais aussi pour se faire reconnaître officiellement (documents d’identité) et aujourd’hui, l’autoportrait 2.0 il sert à quoi?

Tout simplement à surfer sur la tendance, et faire comme l’autre! Quel est le but de se prendre en photo, et d’y poster celle-ci sur les médias sociaux? C’est se donner une forme de reconnaissance sociale puisqu’en copiant l’autre on appartient au même cercle, donc on est forcément « cool ».

Et si les médias sociaux nous poussaient à donner le meilleur de nos Selfies? 

  • Sur LinkedIn, on fait intervenir la compilation d’Adobe Creative Suites, pour un portrait sans défauts, qui donne ainsi l’illusion d’avoir plus de chances d’être embauché.
  • Sur Instagram, le plus beau clicher de plats, paysage et portrait mais noblesse oblige, on « LA filtre », et on insère sa série de #hashtags pour s’assurer que la photo sera vue par des millions d’Instagramers.selfies-1149816__180
  • Sur Facebook, on essai désespérément d’imiter le Selfie qui ne rivalisera jamais avec celui de Selena Gomez et sa fish gape, sauf qu’on oublie un détail, elle compte sur son équipe professionnelle, et nous, on se débrouille comme on peut avec les outils qu’on a !

Au final, Lavoisier n’a pas tout tort quand il cite :  « rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme ».

Au fil des années on a pu remarqué, que l’homme à besoin d’être admiré, et de faire valider cette admiration aux autres, peut importe l’époque, et les moyens utilisés.

Les réseaux sociaux, permettent à de parfaits inconnus de devenir de vraies stars du web, soit par la qualité et mise en scène de leurs selfies, soit justement par ce qu’ils émettent.

Lorsqu’on cite Kim Kardashian, on pense forcément buzz puisque son énorme derrière a fait des centaines de fois le tour de nos fils d’actualités. Elle l’a bien compris, faire le buzz c’est augmenter sa notoriété, mais aussi une manière d’être rentable, puisque dans son cas, le buzz fait vendre. Sortie fin 2015, l’application de KIMOJI, reste toujours dans le top 50 des applications payantes les plus téléchargées en Grande Bretagne et aux US.

Et quand des personnes comme nous, s’inspirent des stars, ça donne quoi ?

On devient de plus en plus exigent avec nos photos justement parce que nous sommes constamment bombardés d’images plus parfaites les unes que les autres. On rêve d’en faire partie, et du coup on se laisse tenter par un profil jalousie 2.0. C’est à dire qu’on se taille un profil numérique sur mesure. Puisque quand on est sur le web, tout devient plus simple, on en profite pour faire comme les stars, puis au final personne ne saura si on exagère! Trop fastoche de se crée une nouvelle identité et on se fait passer pour la nana qui a les plus beaux ongles, plus beaux cheveux. Copier et rivaliser avec l’autre devient un jeu d’enfant.

Sur les médias sociaux il y’a deux camps, il y’a ceux qui se moquent des selfies qu’ils publient, et ceux pour qui l’imperfection est insupportable. D’après plusieurs spécialistes, depuis l’expansion des médias sociaux le narcissisme digital serait en augmentation. En effet, ces personnes prennent pour modèles leurs stars favorites et cherchent à rivaliser avec leurs nombres de followers, un objectif des plus audacieux. Le fait de vouloir sans cesse attirer l’attention de; ses communautés, proches et autres, serait liée à une faible estime de soi. Cependant ce besoin d’être admiré sous son meilleur angle instaure une pression, on devient une version numérique de nous-même. On se perd et on s’éloigne de qui on est vraiment, puisque ce qu’on a forgé n’est qu’une identité virtuelle.

Cette prise d’image constante peut devenir toxique surtout si on y passe des journées entières, certains spécialistes proposent des thérapies comportementales afin de remédier à cette addiction, qui peut nous empoisonner la vie.

Le selfie, la star des médias sociaux? 

Oui le selfie est la star des médias sociaux, puisque quasiment toutes les plateformes nous demandent une identification visuelle, c’est donc à nous de choisir le selfie le plus adapté.

Prendre en photo son visage de temps à autre n’est pas une mauvaise chose, au contraire ça peut être amusant, et également un moment de partage et de rigolade entre amis. Et si au passage ce selfie peut nous aider à remonter l’estime de soi, ça ne fait pas de mal. Il n’y a pas de bons ou de mauvais profils, on a le choix de se créer une identité ou rester fidèle à ce qu’on est. Ce n’est pas du selfie qu’il faut se méfier, mais plutôt de la frustration que ce « Avatar » qu’on s’est crée, risque de nous mener à la perte de notre véritable identité.

A lire: 

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Pourquoi les selfies sont bons pour l’ego?

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