2016 l’année des chatbots! Un futur pour les agents pédagogiques conversationnels?

Difficile de passer à côté cette année, serait-ce le « New Big Thing » après les smartphones ?  Les chatbots vont révolutionner notre expérience des réseaux sociaux et du web en général, un bref aperçu pour être tous sur la même onde de choc.

Qu’est-ce que les chatbots, ou agents conversationnels?

Pourquoi ont-ils un super potentiel?

Pourraient-ils transformer notre façon d’apprendre?

Voici les questions auxquelles nous allons répondre maintenant, c’est parti!

Qu’est ce que les chatbots, ou agents conversationnels?

Un chatbot est un service alimenté par des règles et parfois l’intelligence artificielle, avec lequel vous interagissez via une interface conversationnelle. Ce service pourrait être utile pour un nombre incalculable de choses, allant du fonctionnel à l’amusant, et il pourrait vivre dans n’importe quel produit de messagerie (Facebook Messenger, Slack, Whatsapp, Viber Skype, etc.) mais aussi dans l’internet des objets comme l’Amazon Echo prénommée Alexa, ou Google Home pour les plus connus…

Si comme moi vous êtes visuel, voici une démo, on est sur Messenger et l’envie nous vient de commander un hamburger sans quitter l’app où l’on converse avec d’autres gens, eux de chair et  d’os :

Ma première expérience avec un bot date un peu, c’était sur le catalogue Ikea. J’ai rencontré Anna  ana, une fille un peu simple mais efficace pour trouver une commode 3 tiroirs, blanche à moins de CHF250.

L’idée est la suivante, sans quitter votre application de messagerie préférée, vous pouvez à tout moment discuter avec les agents conversationnels d’une craquée de produits accessibles et les commander via l’app, directement en conversant. Plus besoin d’aller sur le site internet de la marque de chaussures qui vous plait, il vous suffit par exemple de dire à l’assistant Facebook M ou au bot de Zalando de vous les trouver et ainsi faciliter vos achats en ligne. Un sorte de service de concierge en ligne qui est disponible 24/24 et 7 jours sur 7 pour les internautes pile où ils se trouvent parce que c’est là qu’est le potentiel.

Pourquoi ont-ils un super potentiel?

« Les applications de messagerie seront considérées comme les nouveaux navigateurs; les chatbots seront les nouveaux sites Web. C’est le début d’un nouvel Internet. »
– Ted Livingston, fondateur de Kik, 275 millions d’abonnés dont 80% ont moins de 22 ans.

Fin 2015, les applications de messagerie ont dépassés en terme d’utilisateurs actifs, les applications dites réseaux sociaux, ce serait là précisemment que les chatbots vont établir leur « Royaume ».

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Sachant que l’on passe en moyenne 118 minutes par jour sur les réseaux sociaux via son téléphone portable majoritairement, les chatbots ont un avenir glorieux à ce qu’il parait.

L’âge d’or des applications mobiles est, de l’avis de certains, déjà terminé. La plupart d’entre nous disposent de toutes les applications dont nous avons besoin et avons réduit notre utilisation à quelques services de messagerie et de réseautage social. Ainsi, au lieu de gaspiller des milliers de CHF en poussant une application via un « store » à un public peu disposé, les entreprises réfléchissent à créer des bots dont les coûts de développement sont inférieurs à celui des apps et à les rendre accessibles et proches des consommateurs via des services tels que, Facebook Messenger et WhatsApp que les gens utilisent déjà pour les messages.

Pourraient-ils transformer notre façon d’accéder à l’information dans un contexte pédagogique?

Le chatbot est un applicatif en début de carrière et dans la plupart des cas accessible au grand public via les marques communautaires, converser avec lui est une expérience assez rudimentaire.

Néanmoins, le chatbot d’aujourd’hui n’est pas uniquement programmé pour répondre à des questions selon des mots-clés. Il est capable, grâce à des procédés d’intelligence artificielle, de prendre de réelles décisions – en adaptation totale avec le comportement de l’utilisateur. Les Chatbots sont très populaires, simplement parce que le fait de pouvoir engager une conversation avec un « robot » est, aujourd’hui encore, fascinant.

Voici les deux grandes catégories de chatbots :

Type I :

  • Les chatbots dont la programmation est simple qui reposent sur l’association questions / réponses. Vous configurez toutes les questions possibles (et plus largement toutes les requêtes que l’humain – utilisateur serait susceptible d’envoyer au chatbot) et les réponses associées à ces questions. Le chatbot peut ensuite fournir à l’utilisateur des réponses aux questions prédéfinies qu’il possède dans sa base de données. Le problème, c’est qu’il est impossible de configurer toutes les requêtes, questions et réponses possibles. D’où le caractère très limité des chatbots conçus sur ce modèle.
    Ci-dessous voici Siri dans ses débuts:
Quand on demandait à Siri en 2011: « Appelle-moi une ambulance », il vous répondait : « A partir de maintenant je t’appellerai Une ambulance« . Sous entendu: c’est le nom que je te donne. Siri est capable de nettement mieux en 2016.
Type II:
  • Les chatbots conçus sur la base d’algorithmes complexes faisant appel à la technologique d’intelligence artificielle. Les chatbots intelligents peuvent changer de sujet de conversation, suggérer des sujets liés, faire preuve d’humour, d’émotion. Certains chatbots intelligents disposent d’une faculté d’apprentissage (machine learning) : ils prennent en compte dans ses messages les interactions passées comme Watson d’IBM dont je vous propose un aperçu via la publicité ci-dessous :

Si l’on en croit l’étude mentionnée dans l’article qui suit, les 18-24 ans imaginent volontiers utiliser les chatbots dans leur quotidien :

https://twitter.com/carolinepiguet/status/795304955028639746

Pourrions-nous leur prétendre un immense potentiel pédagogique? Leur aptitude à restituer une information devra alors être parfaitement aboutie et accessible au grand public. Si l’on en croit leur ascension fulgurante, c’est pour bientôt.

D’ailleurs le Directeur Général de Microsoft, Satya Nadella, est convaincu qu’un virage vers les ordinateurs que l’on commanderait vocalement est sa meilleure idée depuis sa promotion à la tête du géant informatique. Ils imaginent des plateformes conversationnelles pour simplifier l’expérience utilisateur. (A lire dans l’article paru en anglais sur Bloomberg en mars 2016)

Microsoft, qui a derrière lui une expérience pas tout à fait glorieuse dans ses essais précédents, croit que le temps est venu de marquer l’histoire sous un printemps meilleur. Rappelez-vous de BOB, puis Clippy l’assistant de Microsoft Office qui promettait de nous aider à arpenter avec aisance les fonctionnalités encore inconnues et finalement le bot, jeune demoiselle Tay, devenue fasciste en 24 heures.

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La capacité des chatbots à entretenir une conversation orale ou écrite, le fait qu’ils empreintent des interfaces basées sur l’intelligence artificielle et le « machine learning » permettrait à terme d’utiliser leurs supers pouvoirs à des fins d’apprentissage de manière ludique et interactive. On l’espère, à l’heure où le e-learning conventionnel de 20 minutes minimum tend à perdre son audience si prompte à switcher d’un contenu à l’autre.

Du côté de Google, on mise aussi beaucoup sur les potentialités de Google Home.

L’intégration de «Google assistant» lui permet en outre de dialoguer avec l’utilisateur, avec une éventuelle extension de ces interactions dans le monde réel. Google assure qu’on peut même l’interroger sur absolument n’importe quoi : l’assistant virtuel intègre son moteur de recherche, ainsi que des années de développement de technologies d’intelligence artificielle, et peut donc «répondre à des questions difficiles à gérer pour d’autres assistants», selon Mario Queiroz de Google. (Lire plus dans l’article du 24heures du 29 mai 2016)

Peut-on dès lors bientôt s’imaginer apprendre une langue avec l’aide d’un bot sous la forme d’un haut parleur de salon connecté?

En entreprise, les employés se perfectionneraient à des techniques de vente ou de relation client avec ce même type d’interface conversationnelle orale, alimentant alors une base de données des compétences les plus fréquemment manquantes sur ce type de profil de poste.

Max, 6 ans, révise ses tables de multiplication avec le bot de Super Pif…

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Voici encore un excellent slideshare de Fred Cavazza partagé par David Labouré:

 

Pour aller plus loin et trouver « bot » à votre pied, cette plateforme recense plus de 17’000 chatbots en tous genres, du plus intelligent et doté d’une personnalité au plus basique, n’hésitez pas à aller y faire un tour :    http://www.personalityforge.com

Les chatbots seront-ils nos partenaires d’apprentissage au quotidien, le temps nous le dira…

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